Être COO à temps partagé pour plusieurs clientes en même temps, c'est un peu comme jongler avec des couteaux tout en gardant le sourire sur scène. Chaque semaine, je change de casquette, de vocabulaire, de dossier, et parfois de doute : est-ce que je vais réussir à faire aimer la structure à une fondatrice qui a bâti tout son succès sur l'instinct pur ? Avec Pauline de l’agence EBSC, la question s'est posée fort, au début. Et puis, six mois plus tard, la réponse est là, noir sur blanc. Storytime d’une COO part-time au service d’une agence en plein boom de croissance :
Le point de départ
Pauline m'a contactée une première fois avec un projet d'agence sur le marché du recouvrement et du conseil. Le projet a mûri pendant deux ans, jusqu'à ce qu'on se retrouve autour d'un café à Lyon. Elle n'avait rien abandonné, elle avait juste pris le temps de peaufiner sa vision. En une heure, sur ce même café, j'ai posé sa roadmap opérationnelle à douze mois. Objectif affiché : valoriser EBSC à 3 millions d'euros d'ARR d'ici 2031.
Trois métiers, un seul système
EBSC, ce n'est pas une agence mono-activité. Trois métiers cohabitent sous la même structure : Recouvrement, Conseil, et Consulting CDJ. Chacun garde ses propres process, sa propre logique. Le Recouvrement a sa qualification et son suivi de créances. Le Conseil a son parcours client et ses livrables. Le Consulting CDJ a son cockpit dédié, qui sépare pilotage, delivery et qualité.
Ce qui change, c'est que les trois reposent maintenant sur un seul QG Notion, avec une matrice RACI qui tranche noir sur blanc qui décide quoi entre Pauline, moi, la DAF et les responsables de chaque activité. Fini les arbitrages informels qui remontaient systématiquement à la fondatrice.
La preuve par le recrutement
Le test le plus concret d'une structure qui tient, c'est un recrutement. En juin, on a ouvert le poste de Responsable Recouvrement. Fiche de poste, pipeline candidats, onboarding : tout était construit avant même que l'annonce soit publiée. Deux mois plus tard, le poste était pourvu et opérationnel.
Ça paraît un détail. Ce n'en est pas un. La plupart des agences bricolent leur recrutement au fil de l'eau, et découvrent l'onboarding en même temps que la recrue. Ici, le système existait avant le besoin.
Ce que Pauline en dit
« Julie a transformé ma vision en un système concret. Elle a structuré notre QG, nos processus et notre organisation pour que l'équipe puisse avancer avec plus de clarté et que je puisse me concentrer sur les décisions à fort impact. »
Pauline Thibout, fondatrice et CEO d'EBSC

Le lien avec la priorisation
Structurer une agence, ce n'est pas seulement ranger l'information. C'est aussi apprendre à trier ce qui compte vraiment de ce qui hurle le plus fort. Je viens de publier un article complet là-dessus, sur comment prioriser les tâches de toute une équipe quand tout semble urgent en même temps.
Mon avis sexy
EBSC vise 3 millions d'euros d'ARR d'ici 2031. Ce n'est pas la structuration qui fait grandir une agence. C'est elle qui rend la croissance supportable, même quand trois métiers différents tirent dans des directions différentes.
Mardi prochain, nouvelle édition.
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À mardi, avec graand plaisir
Julie



